Léglise Saint Christophe de Léoville est inscrite à l'inventaire des monuments historiques

L'Achitecture

Construite au XIIe et XIIIe siècles, l'église Saint Christophe a conservé de nombreuses traces de l'époque romane auxquelles se sont ajoutés au fil du temps des apports qui font toute l'originalité de ce bel édifice.

Ainsi,elle possède l'un des rares chevets romans plats de la Saintonge. Une façade du XIIIe siècle est masquée auXVe siècle par un clocher-porche, alors qu'une nef vient élargir au nord le vaisseau à trois travées.

A l'intérieur, le choeur est éclairé par un triplet roman à cintres polylobés, disposition exceptionnelle que l'on rencontre habituellemment à l'extérieur des églises.

Les Vitraux

Une verrière du XIXe siècle, signée Auguste Charlemagne, maître verrier à Toulouse, éclaire la chaire. Elle représente Saint Jacques de Compostelle en pèlerin et le martyre de Saint Christophe.

Lors de la restauration de l'édifice en 1996-1998, les baies de la nef nord sont réouvertes et closes par des vitraux contemporains créations de Philippe Riffaud et Françoise Théallier des ateliers Saint Joseph.

En 2011 la sacristie est démolie, l'édifice retrouve ses volumes originaux, un occulus est remis en valeur et habillé d'une oeuvre des ateliers Pinto.

Le Nartex

Au XVe siècle,l'église s'embellit d'un décor ocre rouge simulant un faux appareil décoratif orné de rosesà six pétales, de fleurs de lys et d'éléments architecturaux stylisés.

 

Mais le plus étonnant reste l'étrange litre funéraire, unique dans la région. La bande noire décorée d'armoirie est complétée par une impressionnante représentation de la mort. Les lettres encore visibles au-dessus du squelette autorisent à interpréter ainsi l'inscription:

                                                                                    HODIE MIHI CRAS TI BI

                                                                            adage latin qui se traduit par : Moi aujourd'hui,toi demain.

Il subsiste sur un des piliers une belle croix de consécration du XVe siècle. Au XIXe siècle, le choeur de la chapelle nord s'illumine d'une peinture murale où des motifs végétaux ornent un fond bleu.